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Madagascar : 14 octobre 1958, naissance d’une république et autres faits marquants

 
Témoignage de Gisèle RABESAHALA, patriote et militante des premières heures, encore en vie

Comment voulez-vous que des jeunes entités comme le GTT (créé occasionnellement pour défendre un seul homme) sachent où elles vont exactement si elles ignorent d’où elles viennent et que le fait de la république n’a jamais été l’apanage de Marc Ravalomanana ? Même les régimes après celui de Philibert Tsiranana ont escamoté cette date du 14 octobre 1958. Or, elle marque la naissance de la république de Madagascar. En 2008, j’avais d’ailleurs écrit un dossier à ce sujet :

http://www.madagate.com/monde-malgache/chronique/691-1958-2008-madagascar-la-republique-escamotee-.html

En ce 14 octobre 2009, je ne vais pas baisser les bras, face à un contexte aussi ridicule que tristounet car la vie continuera avec ou sans Ravalomanana et ses successeurs se succèderont. Mais l’Histoire retiendra qui a fait le plus pour le développement d’une nation sans cesse à la recherche d’elle-même.

Avant le 6 août 1896, date de la loi d’annexion, Madagascar était une nation reconnue sur le plan international. Puis, avant le retour de cette indépendance (26 juin 1960), la proclamation de la république de Madagascar a eu lieu le 14 octobre 1958 dans l’amphithéâtre du lycée Galliéni à Andohalo où une stèle dressée dans l’actuel jardin, rénové par le maire Andry Rajoelina, rappelle l’évènement. Tout le monde, actuellement, semble l’avoir oublié. Cette proclamation de la république de Madagascar avait fait suite au Congrès des assemblées provinciales, présidé par le leader politique du Sud, Norbert Zafimahova, concurrent direct de Philibert Tsiranana à la présidence de la république. La loi d'annexion de 1896 avait, auparavant, été déclarée caduque par le Haut Commissaire français André Soucadaux.

Le jardin d'Ambohijatovo en son état actuel. A gauche, la stèle commémorative de la proclamation de la république de Madagascar, le 14 octobre 1958

En fait, cette année 1958 a été riche en évènements. Cette proclamation de la république a été précédée, le 28 septembre, d’un référendum sur l’adhésion à la Communauté française. Le pays a voté « Oui » sauf la population d’Antananarivo. Le 16 octobre, l'Assemblée Constituante et Législative provisoire, présidée par Norbert Zafimahova, élabore la Constitution du jeune état dont l'exécutif fut assuré par un gouvernement provisoire présidé par Philibert Tsiranana.

Cette constitution sera adoptée le 29 avril 1959. Et ici, il importe de le savoir : il n’y a jamais eu de vote au suffrage universel. Philibert Tsiranana, ayant recueilli 113 voix sur 113, des membres de cette Assemblée constituante, devient le premier président de la première république malgache, pour sept ans. D’où vient alors cette idée de lui donner le nom de « Père de l’Indépendance » ? Dès le départ, donc, la notion de république et d’indépendance a été tronquée dans la Grande île.

Philibert Tsiranana, premier président de la première république de Madagascar
 
Oui, parce que tous les présidents à venir seront pères de quelque chose et tous les Malgaches chercheront à être appelés « présidents » (« Raprezy », « Prezidà »). Père se traduit par « dada » et un génie créatif a remis ce terme à la mode au Magro, en l’appliquant à Marc Ravalomanana. Ce qui signifie qu’en 50 ans « d’indépendance », le Malgache est toujours dépendant de quelqu’un. Bravo ! On aura perdu un demi-siècle à faire de l'attentisme fataliste.
 
C'est sur le fronton de ce bâtiment, à Toamasina, que l'on peut encore lire : Repoblika Malagasy, 14 Oktobra 1958

Pour en revenir au 14 octobre, il ne reste plus que le bâtiment administratif de la ville de Toamasina qui a gardé l’inscription. Sinon, la révolution de Didier Ratsiraka, le père des 4’mis, a balayé cette date. 0r, tous les régimes successifs ont gardé ce mot « république » sans en connaître le sens exact. Alors, non : en cette année 2009, Madagascar n’est pas encore indépendante, surtout du point de vue économique. 2010 marquera le retour de cette indépendance d’avant 1896. Mais d’ici là, il faut aussi retenir les évènements suivants qui indiquent que : oui l’histoire est un éternel recommencement mais qui ne développe en rien le pays. Bien au contraire.

Déjà, en 1975, Didier Ratsiraka n’a jamais été élu au suffrage universel non plus. Ce sont les membres du Directoire militaire qui l’ont nommé, après l’assassinat du colonel Richard Ratsimandrava. Ayant fait l’école de guerre, il a appliqué les théories apprises pour rester le plus longtemps possible à la barre. Quinze ans plus tard, il est confronté pour la première fois au peuple, comme Tsiranana en mai 1972.

En 1990, l’opposition crée un Conseil permanent des Forces Vives qui va lutter pour un changement de régime. De nouveaux partis politiques naissent : Le Grad-Iloafo du Pr Willy Léonard et de Rabetsitonta Tovonanahary, le Csddm de Mr Francisque Ravony, l’Akfm-Fanavaozana du Pasteur Richard Andriamanjato (scission de l’Akfm tout court), l’Undd du Dr. Emmanuel Rakotovahiny, le Vvsv de Daniel Ramaromisa, le Prm de Roger Ralison, le Rpsd de Pierre Tsiranana (scission dun Psd créé par son père), le Fihaonana de Guy Willy Razanamasy… Mais cette même année, Didier Ratsiraka libère le Commandant Andramaholison Richard, le Capitaine Rakotonirina Marson et le Capitaine Rakoto Abel, après 13 ans de détention pour avoir comploté contre son régime marxiste. Ce qui ne l’empêche pas de faire la sourde oreille. aux remontrances de l'opposition. Cela est une maladie typiquement africaine du au virus : j'y suis, j'y reste.  Arriva ce qui devait arriver lorsque le peuple se trouve un meneur. Le 10 novembre 1990, les Forces Vives décrètent la grève générale qui sera suivie sur tout l’ensemble du territoire. 

Didier Ignace Ratsiraka

Le 10 août 1991, Didier Ratsiraka fait tirer sur la foule de manifestants qui marchaient vers le Palais d'Etat d'Iavoloha pour exiger la démission du Président. Ce fut le « Diaben’ny Fahafahana » ou grande marche pour la liberté. Bilan : une centaine de morts et d’autres centaines de blessés et/ou disparus. Dès lors, le mot d’ordre était : faire tomber le mur de Jéricho. C’est fou ce que l’on se rappelle des histoires bibliques en des moments pareils. « Vous aurez beau tourner 777 fois, je ne partirai pas (« Tsy hiala aho ! ») ! », avait déclaré l’Amiral devenu rouge dans tous les sens du terme. Après des répressions sanglantes, il a du se rendre à l’évidence. Et, le 31 octobre 1991 est signée la Convention dite du « Panorama » (nom de l'hôtel où les négociations et la signature eurent lieu). le Président Ratsiraka accepta la création d'une Haute Autorité de l'Etat (HAE) présidée par le Pr Zafy Albert et d'un gouvernement de transition dirigé par Guy Willy Razanamasy, suivie de la nomination des 11 membres de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) dont voici la répartition. Quota Ratsiraka : Victor Boto, Honoré Rakotomanana, Berthe Rabemahefa, Georges Thomas Indrianjafy;  quota HAE : Norbert Lala Ratsirahonana, Rakivolaharivony Jeanine Hortense, Imboty Raymond, Florent Rakotoarisoa, Jean Michel Rajaonarivony ; quota du Premier Ministre Razanamasy : Jules Mananjara, Dieudonné Andriantsihofa Rakotondrabao.

Au mois d’août 1992, un référendum pour une nouvelle Constitution est organisé. Elle entend équilibrer les pouvoirs entre un président élu au suffrage universel, et une Assemblée nationale « souveraine ». Le « Oui » l’emporte. En février 1993, Zafy Albert est élu président de la république, face à Didier Ratsiraka qui part alors pour un premier exil en France, d’où il ne pipera pas un mot. Voilà la sagesse du silence qui vaut de l’or. En effet, en 1996, l'Assemblée nationale vote l'empêchement du Président Zafy. Le Premier Ministre Ratsirahonana Norbert -qui a crée le parti AVI, ou « Asa Vita no Ifampitsaràna»- devient alors Chef d'Etat par intérim pour l'organisation des élections anticipées. A la même époque, de nouveaux partis politiques voient le jour : le Teza de Moks Ramandimbilahatra, le Masters de l'ancien Ministre Alain Ramaroson, le Gram de José Vianey, l’Affa de l'ancien Président Zafy, l’Avamami de Serge Zafimahova.

Le 31 Janvier 1997, Didier Ratsiraka est réélu face à Zafy Albert. Ce sera son quatrième et dernier mandat car Marc Ravalomanana, le laitier d’Imerikasinina que personne ne connaissait alors, arriva en trombe dans la vie politique de Madagascar. Un peu trop vite même, pour laisser aux gens le temps d’approfondir le phénomène. En attendant, la grande maladie qu’il faut absolument éradiquer survint à nouveau : Didier Ratsiraka, le 15 mars 1998, soumet à référendum une Constitution amendée renforçant les pouvoirs présidentiels et ceux des administrations provinciales qui deviendront des « provinces autonomes ». Est effacée, au passage, la motion d’empêchement présidentiel. La suite, on la connaît tous. Mais cette Histoire en histoires démontre que le pays a plus reculé qu’avancé en matière de gouvernance. Une fois réélu en décembre 2006, Marc Ravalomanana aura vite fait d’amender aussi la Constitution, en avril 2007. A lui le pouvoir absolu, à travers une seule phrase : « le président a le droit de légiférer  pour CAUSE DETERMINANTE ».

Le Pasteur Richard Mahitsison Andriamanjato et le Professeur Zafy Albert : éternels opposants

Tout çà pour vous dire que l’on déplace le problème, avec des histoires d’intérêts strictement personnels. Les maux de Madagascar se situent au niveau de la possibilité des présidents à toiletter à leur guise cette loi fondamentale émanant de la Vè république de Charles de Gaulle. Si personne n’a rien compris à cela, il ne faudra plus attendre 10 ans mais dans trois ans, le peuple redescendra dans la rue. L’urgence, actuellement, est de s’atteler à un texte qui ne permettra plus cela, dès cette IVème république. C’est formidable d’accélérer le processus électoral pour un retour à la constitutionnalité mais à quoi cela va-t-il servir si la constitution reste la même ? Pour celle de la IIIè république, trois présidents se sont amusés à la changer à leur guise. Le dernier, Marc Ravalomanana a gardé tout ce qui lui permettait de conserver le maximum de pouvoirs  et a effacé le reste. Mais il a conservé le code électoral qui servait ses intérêts. Cependant, en 7 ans, il n’a même pas eu la volonté de mettre en place la Haute cour de justice, chargée de juger les présidents. Alors ? Accords de Dakar, Maputo, Premier ministre de consensus, « mouvances »...  Il faut s’en foutre complètement ! L’important est de changer cette foutue constitution, durant cette période de transition. 13 mois c’est long mais assez court. Il ne faut donc pas confondre, une fois de plus, vitesse et précipitation. L’urgent n’est plus de savoir qui va diriger une période limitée. De toute façon où est le mal qu’Andry Rajoelina demeure ce dirigeant ? Marc Ravalomanana n’est pas le premier président à avoir été jeté hors du pouvoir que je sache. Mais ses « collègues » périmés ne se sont pas acharnés comme il le fait, à coups de désinformations qui vont finir par le ruiner réellement. Ravalomanana, homme de pouvoirs oui, mais homme d’Etat jamais, au grand jamais. Et les GTT qui n’ont rien compris à l’Histoire vont encore se ridiculiser à la face du monde, brandissant un drapeau qui ne leur permet même pas le droit de voter. Marc Ravalomanana fait de vous des pantins car il connaît votre faiblesse : la pauvreté et la malhonnêteté intellectuelles, doublées de la pauvreté monétaire. Vous voulez que l’on se souvienne de vous comme étant des pantins ? Tant pis pour vous, l’histoire retiendra vos hauts (mé)faits.

Marc Ravalomanana, le dernier président de la IIIè république de Madagascar

En ce 51ème anniversaire du 14 octobre, je vous offre un autre document historique. Pour… l’histoire. Voici le nom des membres des gouvernements Sylla à leurs origines. Vous en reconnaitrez bien quelques-uns et  vous réfléchirez à ce qu’ils sont devenus, de nos jours...

Mars 2002 : GOUVERNEMENT A LA VA-VITE

Premier ministre : Me Jacques Sylla

Vice-Premier Ministre chargé de l'Economie, des Finances et du Budget : Narisoa Rajaonarivony

Ministre de la Justice : Alice Rajaonah

Ministre de l’Intérieur : feu Jean Seth Rambeloalijaona

Ministre des Travaux publics : Jean Lahiniriko

Ministre de l’Information, Culture et Communication : Eric Beantanana

Ministre des Transports, Tourisme, Environnement : Olivier Rakotovazaha

Ministre de l’Industrie et Commerce : Olivier Rajaona

Ministre de la Population : Jean Louis Rabenandrasana

Ministre de la Jeunesse, Sports et Loisirs : Jean Théodore Ranjivason

Ministre des Postes et télécommunication : Razafinjatovo Hajanirina

Ministre de l’Energie et Mines : Razaka Elisé Alitara

Ministre de la santé : Pr Rasamindrakotroka Andry

Ministre des Forces armées et de la Défense : Général Jules Mamizara

Ministre de la Police nationale : Augustin Amady

Ministre de la Fonction publique : Albert Radanoara

Ministre de l’Enseignement : Dieudonné Razafindrandriatsimaniry

Ministre de l’Aménagement du territoire : Julien Reboza.

A l’époque, il n’y avait pas de ministre des Affaires étrangères

 

Le 14 mai 2002 : GOUVERNEMENT D'OUVERTURE 

Premier ministre : Me Jacques Sylla

Ministre des Affaires étrangères : Général Marcel Ranjeva

Vice-Premier Ministre chargé des Finances et du Budget : Narisoa Rajaonarivony

Ministre de l’Economie et de la Planification : Fleury Lezava

Ministre de l’Agriculture, Elevage, Eaux et Forêts : Yvan Andriansandratriniony

Ministre de l’Enseignement supérieur : Jean Théodore Ranjivason

Ministre de l’Enseignement secondaire et Education de base : Razafindrandriatsimaniry Dieudonné Michel

Ministre de l’Enseignement Technique et Formation Professionnelle : Blaise Zoana

Ministre de la Recherche Scientifique pour le Développement : Edouard Alidina

Ministre de la santé : Pr Andry Rasamindrakotroka

Ministre de la Défense : Générall Jules Mamizara

Ministre du Tourisme : Christian Ntsay

Ministre de l’Industrialisation, Développement du secteur privé et Privatisation : David Rajaon

Ministre de la Justice : Alice Rajaonah

Ministre du Commerce et Consommation : Alphonse Ralison

Ministre de l’Energie et Mines : Razaka Elisé Alitera

Ministre des Travaux publics : Jean Lahiniriko

Ministre de l’Aménagement du territoire : Julien Reboza.

Ministre de l’Intérieur et Réforme administrative : feu Jean Seth Rambeloalijaona

Ministre de la Fonction publique : Vola Dieudonné Razafindralambo

Ministre du Travail et Lois sociales : Longin Raondry

Ministre des Transport, Environnement et Météorologie : Olivier Rakotovazaha

Ministre de la Culture : Rahaingosoa Louise Odette

Ministre de la Communication : Mamy Rakotoarivelo

Ministre de la Sécurité publique : Augustin Amady

Ministre de la Population : Jean Louis Rabenandrasana

Secrétaire d'Etat chargé de la Promotion du Commerce extérieur: Eric Beantanana

Secrétaire d’Etat chargé de la Condition féminine et de l'Enfance : Juliette Victorine Rahelivololona

Secrétaire d’Etat chargée de la Décentralisation et du Développement des Provinces autonomes : Monique Andréas Esoavelomandroso

Secrétaire d’Etat chargé de la Pêche et des Ressources halieutiques : Vice-Amiral Hyppolite Rarison Ramaroson

 

18 Juin 2002 : GOUVERNEMENT DE "RECONCILIATION"

Premier ministre : Jacques Sylla

Ministre des Affaires étrangères : Général Marcel Ranjeva

Vice-Premier Ministre chargé des Finances et du Budget : Narisoa Rajaonarivony

Ministre de l’Economie et de la Planification : Andriamamparany Radavidson

Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Rajaonah Alice

Ministre des Affaires Etrangères : Général de Corps d'Armée Ranjeva Marcel

Ministre de l’Intérieur et Réforme Administrative : Mr Rambeloalijaona Jean Seth

Ministre de la Défense Nationale : Général de Division Mamizara Jules

Ministre de la Sécurité Publique : Amady Augustin

Ministre de l’Enseignement Supérieur : Ranjivason Jean Théodore

Ministre de l’Enseignement Secondaire et Education de Base: Razafindrandriantsimaniry Dieudonné Michel

Ministre de l’Enseignement Technique et Formation Professionnelle : Zoana Blaise

Ministre de la Recherche Scientifique pour le Développement : Alidina Edouard

Ministre de la Santé: Pr Rasamindrakotroka Andry

Ministre de la Population: Andriampanjava Jacob Félicien

Ministre des Travaux Publics : Lahiniriko Jean

Ministre de l’Aménagement du Territoire : Reboza Julien

Ministre du Commerce et Consommation: Ralison Alphonse

Ministre de l’Industrialisation et Artisanat : Rajaon Davida

Ministre des Transports et Météorologie : Rakotovahaza Olivier

Ministre de la Fonction Publique : Razafindralambo Vola Dieudonné

Ministre du Travail et lois Sociales : Maharavo Rodelys

Ministre de l’Environnement : Général Rabotoarison Charles Sylvain

Ministre  de l’Energie et Mines : Razaka Elisé Alitera

Ministre de l’Agriculture et Elevage : Yvan Andriasandratriniony

Ministre des Eaux et Forêts : Alibay Johnson Honeste

Ministre des Postes et Télécommunications : Razafinjatovo Hajanirina

Ministre de la Jeunesse, Sports et Loisirs : Ndalana René

Ministre du Tourisme : Ntsay Christian

Ministre de la Culture : Rahaingosoa Louise Odette

Ministre de la Communication : Rakotoarivelo Mamy

Secrétaire d'Etat auprès du Ministre du Commerce, de la Consommation, chargé de la Promotion du Commerce Extérieur : Rakotonirainy Henri

Secrétaire d'Etat auprès du Vice-premier Ministre des Finances et du Budget chargé de la Décentralisation et du Développement des Provinces Autonomes : Mme Monique Andréas Esoavelomandroso

Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et des Eaux et Forêts chargé de la Pêche et des Ressources Halieutiques : Contre-Amiral Rarison Ramaroson Hippolyte

 

Le Premier ministre Jacques Sylla entouré des présidents du Sénat et de la HCC. Derrière, des membres du gouvernement de l'époque. Une dernière photo de groupe, avant la nomination du Général Charles Rabemananjara au poste de PM

La suite ? Il y en eu des masses encore et ce fut une affaire de copinage authentique. Il y a même eu un Premier ministre nommé via téléphone portable : Manandafy Rakotonirina, le prolétaire devenu un joujou du capitaliste d'Etat Ravalomanana... Certains ont été rejetés, d’autres repêchés (permutation ou ambassade à l’extérieur). Plusieurs ont réussi leur « reconversion », d’autres rames toujours car arrivistes qui n’ont rien fait par eux-mêmes, sinon ils ont été emprisonnés, reniés par leur maître... Tout cela pour vous dire et vous rappeler que nul n’est éternel au poste de dirigeant. Les changements ci-dessus ont eu lieu pour la seule année 2002, en l’espace de quatre mois.

Enfin, pour avoir une idée de ce que pourrait être la Constitution de la IVè république, voici un résumé de la toute première constitution malgache. Un régime parlementaire devenu un régime strictement présidentiel à force de toilettage.

 

La Constitution de la Première République de Madagascar

Le préambule de la Constitution proclame : " Liberté - Patrie - Progrès"

Les pouvoirs se partagent entre :

Le Président de la République : élu au suffrage universel pour 7 ans, en même temps chef d’Etat et chef du Gouvernement. Il nomme le vice-Président, promulgue les lois et désigne les hauts fonctionnaires.

Le Parlement : représente le peuple et est composé de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Les ministres sont responsables devant le Parlement. C’est donc un régime Parlementaire.

Le conseil Supérieur des Institutions : Organisme juridique qui garantie la régularité des décisions et des rapports des pouvoirs à Madagascar. L’élection ( ?) du Président de la République se déroule le 1er mai 1958. Philibert Tsiranana est élu premier Président de la République.

Une conférence sur le transfert des compétences se déroule à Paris en Février 1960 et aboutit aux " accords de Matignon " du 2 avril 1960 dans lesquels la République Malgache est un Etat Indépendant et Souverain. Elle n’est plus liée à la Communauté Française. Cette indépendance est proclamée le 26 juin 1960.

Dossier de Jeannot RAMAMBAZAFY

14 octobre 2009

Mis à jour ( Jeudi, 15 Octobre 2009 09:17 )  
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