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Viva télévision: Andry Tgv met le turbo

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Rien que des superlatifs à l’issue de la première émission de la télévision Viva qui a eu lieu dans la soirée du samedi 26 mai 2007. Une date à retenir car on ne sait jamais face à un succès garanti… Explications

 VIVA TELEVISION

Andry Tgv met le turbo ou la formidable ascension d’un génie créateur et créatif

Que de superlatifs à l’issue de la première émission de la télévision Viva qui a eu lieu dans la soirée du samedi 26 mai 2007. Une date à retenir car on ne sait jamais face à un succès garanti… Explications.

FIARO

Andry Rajoelina, même pas 40 ans, est ce que l’on appelle un génie créateur et créatif. Qui force l’admiration mais suscite aussi beaucoup de jalousie. Il est riche, actuellement, c’est indéniable mais sa richesse n’est pas due à un quelconque héritage mais à la richesse de ses idées et de sa volonté propre. Il a porté son choix sur l’évènementiel, il ira jusqu’au bout de ses idées se fera connaître aussi rapidement que le développement prôné par Marc Ravalomanana. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme Tgv (Train à grande vitesse) car ses soirées « Live » ont débarqué, en 1994, au sein de la jeunesse malgache comme une locomotive balayant tous les concepts et conception de spectacles figés d’avant ce Tgv … Dans cet état d’esprit, les hauts diplômes ne comptent guère, c’est la rage de vaincre qui prime mais avec, quand même, un minimum de connaissances en gestion/organisation indispensable à la recherche de financements. C’est la FIARO qui amorcera sa fulgurante ascension dans le domaine de la publicité, à travers des méga panneaux jamais vus à Antananarivo. Ici, une parenthèse « politique » s’impose. La FIARO ou Financière d’Investissement Aro est une société anonyme de capital-risque créée en 1988. Le principal actionnaire et promoteur en est la société publique d’assurances ARO avec pour Dg de l’époque, Pascal Rakotomavo, très proche de l’Amiral Didier Ratsiraka qui lui avait confié sa campagne présidentielle de décembre 2001, alors que M. Rakotomavo était gouverneur Arema de la province autonome d’Antananarivo. Cela a suffit pour que Andry Tgv, par la suite, soit taxé d’ « arémiste » et que sa richesse était de l’argent « sale ». Il faut savoir deux choses : primo, Andry n’a jamais été impliqué dans une quelconque histoire de parti ou de magouilles politiques ; secundo, les autres actionnaires de la FIARO sont la SFI, la PROPARCO, des banques étrangères, des sociétés malgaches et une partie du personnel de la FIARO. Dans le domaine de la jalousie, tous les coups gratuits sont permis. Mais çà ne va pas s’arrêter là… Fermons d’abord cette parenthèse.

Andry Tgv dans son bureau actuel à Ambodivona Ankadifotsy ambany
*

INJET ET SES DEBOIRES

Avec les fonds prêtés par la FIARO, Andry Rajoelina monte la société INJET en 1998. Au bout de deux ans, le succès est assuré. Il rend le remboursement, rachète toutes les parts de la société et, actuellement, il est le Président Directeur Général, avec une part de 100% des actions. Cela ne l’empêche pas de s’adonner à l’évènementiel puisqu’il sera le pionnier, hors cadre institutionnel comme le CCAC ou l’Alliance française, à faire venir à Madagascar des artistes de renommée mondiale. Comme Whigfield, Boney M ou encore Sun Club en juillet 2004. En 2001, à l’issue d’un concours organisé par le magazine Eco Austral à portée océano-indienne, Andry est élu manager de l’année. Deux ans plus tard, cette consécration est confirmée. En effet, en 2003, il est élu meilleur jeune entrepreneur malgache. Il sera le premier à recevoir le trophée de ce concours organisé par la BNI (alors CL), avec à la clé un crédit à taux zéro. Immédiatement, Andry investit dans du matériel encore plus perfectionné et songe à la mise en place de panneaux en Trivision lumineux, du jamais vu à Madagascar. Fin mai 2004, il en avait installé deux au rond point d’Antanimena lorsque Boum ! Le coup bas est venu d’en haut (sans jeu de mots aucun). Lors d’un point de presse organisé le 29 mai 2004, Andry Tgv explose et expose les faits : « C'est inadmissible, les investisseurs sont dans l'insécurité totale... ». Et de montrer aux journalistes la notification de la part de la Commune urbaine d'Antananarivo pour annulation d'autorisation et enlèvement des deux panneaux Trivision lumineux à Antanimena.

La lettre n° 2294/MIRA/CUA/SG/DAE/SR/04 signée par le Directeur des Affaires économiques, Benjamin Andrianarivo, annule l’autorisation n° 1782 relative à l'installation de deux panneaux trivision lumineux au rond point Antanimena délivrée à la société Injet le 25 mai dernier. Ce, pour raison « d'ordre technique ». Toujours dans cette missive, ce responsable de la Commune urbaine d’Antananarivo invite cette société à effectuer dans les meilleurs délais l'enlèvement de ces panneaux. Vingt quatre heures après avoir reçu cette fameuse lettre, l’ensemble du personnel d'Injet, conduit par son Président directeur général Andry Tgv, observe un sit-in au rond point d'Antanimena pour exprimer son mécontentement, avant de se résigner à enlever les panneaux. Pour M. Andrianarivo, signataire de la lettre : « les dimensions des deux nouveaux panneaux sont trop grandes par rapport aux trois autres (appartenant également à Injet) ». Selon toujours ce haut responsable de la CUA, ces nouveaux panneaux « cachent le bâtiment situé en arrière-plan (« manakona ») », raison pour laquelle « on » a décidé de les transférer vers un autre lieu et qui sera à discuter avec le propriétaire. A Andohatapenaka d'après les indiscrétions. Or, ce même directeur selon la lettre n° 1782/MIRA/CUA/SG/DAE/SR/04 du 25 mai 2004 a décidé que « la société INJET sise à Ankorahotra lot II W 23 G est autorisée à remplacer les trois (3) panneaux de 4m x 3m (36m2) installés au rond point Antanimena ( cf. autorisation N° 6394/CUA/AM/DF/SR/99 du 22/10/99) par deux panneaux trivision lumineux de 6m x 3m (36m2), moyennant le versement d'une taxe complémentaire de un million huit cent mille francs (1.800.000 Fmg) pour l'année 2004, définie par la loi N°94-007 du 26/04/95 ». En fait, dès la délivrance de l'autorisation, le directeur a déjà constaté la dimension des deux panneaux installés au rond point d'Antanimena. Pourquoi ce revirement, un mois seulement après avoir apposé sa signature sur l'autorisation ? Y-a-t-il une pression d'en haut lieu ou s'agit-il d'une initiative propre ?

Que dira le maire Patrick Ramiaramanana devant une telle situation qui pourrait ternir son image dans son fief ? Va-t-il épouser la décision de son directeur ou non ? Des questions qui méritent d'être élucidées par les responsables de la Commune. Quant au Président directeur général de la société Injet, il s'interroge si les jeunes opérateurs locaux devraient être appuyés ou éliminés ? D'après ses déclarations, une enveloppe budgétaire de l'ordre de 3 milliards Fmg a été déjà engagée pour ce projet et ceci avec le concours de la banque BNI-Cl. Interrogé sur les conséquences de cette décision de la CUA, il n'a pas caché que la société va enregistrer des pertes énormes, non seulement financières mais surtout la confiance de la clientèle et des banques. Outre l'argent qui a été déjà engagé, à noter que des techniciens ont été envoyés à l'étranger pour suivre des stages de formation relative à cette nouvelle technologie. Cette valse-hésitation de l'Administration, a-t-il conclu aura des répercutions négatives dans le monde des affaires. Hélas, mille fois hélas, de cette affaire on n’en parle plus et Andry n’a plus qu’à la classer dans sa rubrique « plus de pertes que de profits ».

(Source : Alphonse Maka, Madagascar Tribune du 30/06/04)

MADAGASCAR TRIBUNE DU 2 JUILLET 2004

Le 2 juillet 2004, face à une inertie qui sent le coup fourré, quelque part, j’ai publié l’article suivant dans Madagascar Tribune :

Panneaux Trivision
La marque d'une politique de démolition ultra-rapide

Sans état d'âme et loin de toute velléité soi disant politique, la fâcheuse et ruineuse mésaventure advenue à la société Injet à propos des deux panneaux "Trivision" démantelés aussi vite qu'ils ont été montés (et là, Andry Tgv a trouvé plus Tgv que lui !), met à découvert une pratique qui va enlever toute envie de vouloir investir et s'investir économiquement à Madagascar. Et l'attentisme, la suspicion règneront encore durablement.

* Tomber dans le panneau...

"Perte de milliards", "Façade d'habitation cachée et vue obstruée", "En Europe, les panneaux se trouvent surtout dans les zones industrielles ou commerciales", "Société concurrente (Tiko) dépassée", "Tant pis et bien fait pour Andry Tgv !", "Embellissement du quartier fichu", "Dimensions non conformes", "Pas assez de pots-de-vin versés", etc... Néanmoins, ces commentaires très divers et diversifiés, glânés ici et là, constituent l'arbre qui cache une forêt d'incompétences dans les prises de décision des tenants du pouvoir actuel et fait apparaître le sempiternel mépris lié à la mentalité malgache consistant à tirer vers le bas tous ceux qui veulent réussir le développement même du pays. Si ces panneaux ont été érigés, c'est qu'il y avait accord signé avec toutes les caractéristiques du système Trivision (dimensions, flux d'électricité, respect de l'environnement...). Il y a des lettres administratives à ce sujet mais nous ne nous y appesantirons pas ici. "Samy lehilahy lehibe no tao". Soyons directs sans être terre à terre : amis lecteurs, que diriez-vous si, après avoir obtenu officiellement et légalement un permis et/ou une autorisation de construire une maison, on vous demande de la démolir à peine la toiture posée ? Quelles qu'aient été les raisons invoquées par la suite, pourquoi avoir délivré ce permis, cette autorisation si c'était pour carrément humilier les gens par la suite ? A moins d'utilité publique indiscutable, comme à Andohatapenaka et Anosibe, pour la route. Cette manière d'agir, après coup et coûts, traduit un je-m'en-foutisme inacceptable alors que l'on prétend faire tout ce qu'il faut pour garantir les investissements d'ici et d'ailleurs. On incite même les investisseurs à venir. Pour mieux qu'ils tombent dans le panneau ? (Expression ayant vraiment son sens ici). Ce n'est plus une vision triple mais un cauchemar économique vécu... Dire que nous avons lu ce qui suit dans une brochure qui fait le tour du monde : " Politique économique marquée en faveur du secteur privé, le numéro un malgache étant lui-même un opérateur du secteur privé, par la préparation d’environnement propice à l’investisseur "... De quoi tomber à la renverse pour ce qui est des réalités !

* Coupe du monde des IETM...

Etant donné qu'à Madagascar, l'ennemi vient toujours de l'intérieur, on aurait cru un moment que le maire Patrick Ramiaramanana n'était pas au courant et qu'il s'était lui-même laissé berné. Erreur, car c'est lui en personne qui, sur une chaîne de télé privée, a déclaré "la nécessité" de démanteler les deux panneaux. Certes, il y a eu l'antécédent "Jovenna". Mais vu l'avancement des travaux à Anosibe, la démolition de cette station-service avait son sens, même si la société y a laissé 4 milliards de plumes... Mais à Antanimena, tout s'est passé à la vitesse Grand V, à peine que la Trivision a fonctionné. En passant, il s'agit d'un système d'affichage qui permet l'apparition de 3 affiches différentes, chaque affiche étant fixée sur des lamelles verticales tournantes. Du jamais fait ni encore vu dans la Grande île. En transposant cette manière d'agir dans le domaine de la Justice, Madagascar fait encore partie des pays où il est possible de rejuger une chose déjà jugée. Et c'est encore ce système qui prévaut dans le domaine foncier où un terrain peut, grâce à des "taratasses magiques", avoir subitement des tas de propriétaires. Dans cette histoire de panneaux, ce sont les propos du président Marc Ravalomanana en personne qui deviennent paradoxaux ("Développement rapide et durable"). En pratique, c'est surtout la marque d'une politique de démolition ultra-rapide, à Très Grande Vitesse. Mais, à bien y voir, si c'était le vrai but recherché pour faire tomber "Ra8" ? Car nous sommes à Madagascar, le pays de tous les impossibles. En tout cas, les fameux investisseurs tant espérés vont à présent, y réfléchir à deux fois avant d'engager le moindre euro, face à ces décisions vraiment "peta-toko" et surtout menant vers une faillite rapide et durable. Enfin, on comprend mieux maintenant, pourquoi les milliardaires nationaux hésitent à s'investir sur place. Car ce style de placage est encore un sport très courant. Le "nouveau Madagascar" (dixit l'ambassadeur allemand Dieter Hubertus Ziesler) mérite, pour l'instant, la coupe du monde des IETM (Inepties Economiques du Troisième Millénaire).

Andry Rajoelina: Un Marc Ravalomanana avant l'heure

Nous ne voulons pas lui jeter des fleurs, mais les lecteurs doivent savoir qui est cet Andry TGV. Cela permettra sûrement comprendre des "choses".

Il a 32 ans. C'est lui qui, à travers sa société Injet - unique entreprise à Madagascar à disposer d'un système d'impression numérique industriel spécifique à son activité- a installé les premiers méga panneaux publicitaires (4X3m) dans tout Madagascar. Il, c'est Andry Rajoelina dit Andry Tgv, dont la réussite ne doit rien a personne. "Je suis un jeune dirigeant qui veut participer à l'enracinement de la croissance et du développpement , a-t-il déclaré lors d'une interview ". Il a bien conscience que son parcours est perçu comme un modèle pour la jeunesse malgache. D'ailleurs, il anime des conférences dans des hautes écoles malgaches comme l'Inscae ou l'Iscam. Ayant commencé dans l'évènementiel grand public avec les soirées " Live " (1994), ce parcours a vite sauté aux yeux de tous. Depuis, son évolution professionnelle est devenue publique et ce sont les gens qui le placent comme un modèle. Il est autodidacte comme Marc Ravalomanana. Son objectif est d'avancer toujours. " Notre grand point faible, face aux entreprises étrangères, c'est la différence de moyen financiers. Beaucoup de grandes entreprises à Madagascar sont des sociétés à capitaux étrangers et le défi pour moi était de créer une société qui soit "pro" et 100% malgache ". Le secret ? Pour lui, dans la vie il faut faire ce qu'on aime. La passion est importante. Il a toujours fait ce qui lui plaisait dans le secteur de la communication : les "Live", la publicité, c'est sa passion. Réaliser ces passions et surtout se fixer des objectifs dans la vie sont d'excellents moyens de réussir. Malgré ce qui lui est arrivé et les ragots qui se répandent, Andry TGV nous a assuré que Boney M et SunClub seront bien à Tana, les 17 et 18 juillet 2004. A moins d'un autre coup à la "Trivision"... Il avait dit un jour : " Je suis confiant dans l'avenir économique de Madagascar ainsi que dans la perception de la concurrence. Parfois, les entrepreneurs ont tendance à vouloir imiter ou dénigrer alors que la concurrence permet au contraire de se dépasser et d'innover ". Le pouvoir a fait pire, depuis, en revenant sur une décision pourtant sans équivoque... Moralité : à Madagascar, actuellement, ce ne sont pas les lois qui font les hommes mais les hommes qui font LEUR loi.

En ce mois de mai 2007, l’Etat de droit n’est encore qu’un slogan et allez donc demander à qui appartient la majorité des autres grands panneaux fleurissant dans la capitale malgache. On vous répondra sans hésiter : « A Tikoland ! »…Mais de panneaux Trivision, il n’y en a plus aucun. Voilà comment on tue des efforts de développement pour quelques ariary de plus.

TELEVISION VIVA
 
Andry Tgv et Isabelle Mayot d’Antenne Réunion, lors de l’émission nocturne de lancement officiel
 
Début 2007, la nouvelle parvient que Andry a acheté la télévision et la radio Ravinala appartenant au candidat malheureux aux élections présidentielles, Norbert Lala Ratsirahonana, fondateur du parti AVI, conseiller spécial et ambassadeur itinérant du président Marc Ravalomanana, trois mois encore avant d’être un de ses challengers. Tout de suite, les mauvaises langues disent que Ravinala Tv et radio ont été obtenus pour une bouchée de pain parce que Ratsirahonana devait de l’argent à Andry Tgv « qui aurait financer sa campagne ». Jusqu’où mènera la jalousie, vraiment ! Jeune homme à ne pas baisser les bras, Andry ne s’est pas contenté de l’agrément. Il a voulu faire un autre dossier avec un nouveau nom. Cette fois-ci, miracle ! On ne lui a pas mis trop de bâtons dans les roues et il a pu commencer à faire des essais -télévision captée sur UHF 53 et 57 et radio sur 98.8 mhz-, tout en investissant dans du matériel tout numérique et dans l’aménagement de studios dans l’immeuble d’Injet, en face du Waterfront d’Ambodivona Ankadifotsy ambany. Plus prudent que tête brûlée, il décide que sa chaîne ne fera pas dans la politique politicienne et partisane ni dans le journal télévisé « subjectif » comme ce fut le cas pour Ravinala trop acquis à la cause du parti AVI (Asa Vita no Ifampitsarana). En passant, Norbert Lala Ratsirahonana, également ancien chef d’Etat transitoire avant le Professeur Zady Albert, semble avoir disparu de la scène politique malgache… « Mon objectif est de satisfaire toutes les générations ainsi que toutes les classes sociales à travers un spectacle d'une envergure internationale », a-t-il déclaré lors d’un point de presse avant la soirée de lancement de ce samedi 26 mai 2007. Le mot à retenir est « Spectacle ».
 
Défilé comme tout le monde les aime…
Bodo Razafindrazaka
 
Il a compris que la télévision n’est pas du théâtre filmé ni de la radio avec images. Slogan : « Viva vous fera entendre ce que vos oreilles n'ont pas tout encore entendu. Viva vous fera voir ce que vos yeux n’ont encore pas tout vu ». Un peu présomptueux diront ceux qui sont connectés à un satellite mais à Madagascar çà frappe les esprits donc çà marche. On n’est pas n°1 de la publicité visuelle pour rien. Si je résume ce que j’ai vu, en tant que téléspectateur à la maison, la télévision Viva est une jeune chaîne (la 8ème à Tana, après Tvm, MaTv, Rta, TvPlus, Tv Record, Mbs et Otv) créée par un jeune à destination des jeunes. Il est certain que les annonceurs se bousculeront au portillon car ce sera la transposition de la publicité des immenses panneaux vers un support animé drainant un nombre non négligeable de consommateurs. Le spectacle de lancement a été très prometteur. Rien que des superlatifs de la part des VIP invités, à l’instar de l’Ambassadeur de France Alain Le Roy, l’ancien Premier ministre Jacques Sylla, le sucesseur provisoire de Patrick Ramiaramanana à la mairie de Tana, pour ne citer que ceux-là. Anyah, Ambondrona, Lianah, Tovo J'Hay, Bodo, Dj'Ampela, Up the Rap, le magicien lyonnais Anthonny James, le contorsionniste Elena Ramos, l'impressionnant Michel Dragon, les stylistes Tachou et Ony. Avec, à l’animation, Isabelle Mayot présentatrice à Antenne Réunion. En fait, cette soirée, première émission télévisée officielle de Viva, a été organisée le vendredi 27 mai 2007 au Palais des Sports. Mais tel que l’on connaît Andry Tgv, ce n’est qu’une infime partie de ce qui attend les téléspectateurs. En tout cas, c’est la manière de faire de la télévision conforme à ma formation de cinéaste : du spectacle très bien scénarisé grâce à la maîtrise de la technique, bien que je ne sois pas chaud en voyant des stars faire du « play back ». Mais çà fait partie de la magie du petit écran.

 
 
 
NE JAMAIS JURER DE RIEN
 
A présent, toutes les chaînes cherchent le moyen de faire la différence. Même la Tvm qui possède aussi du matériel performant. Personnellement, je dirai que ce qui fera la différence, ce sera la créativité, l’innovation, une imagination débordante pour l’heure, le plagiat est de mise. Madagate.com possédant une unité de production, notre choix de collaboration à Madagascar se portera sur Viva. Pourquoi ? Parce que Andry Tgv est un jeune homme authentique, doublé d’un artiste qui déteste la médiocrité. D’ailleurs il n’aurait jamais été là où il est sans toutes ces qualités. A présent que risque-t-il de lui arriver ? Pratiquement rien puisque Tikoland possède déjà tout ce qu’il faut dans le domaine de l’audiovisuel. Mais il ne faut jamais jurer de rien et rester vigilant car ce créneau est très porteur. Quoi qu’il en soit, nous veillerons au grain. Attention, il existe déjà à Antananarivo, depuis 1993, un magasin portant le nom de « Viva Design ». Pour l’heure, nous attendons un mois pour vous donner notre verdict et ce qu’en pense les téléspectateurs eux-mêmes. Quant aux annonceurs, leur présence ou non sur Viva sera la meilleure des réponses. Pour clore ce dossier, et vu la qualité de la soirée, dans tous ses compartiments, il faut oser avouer que Andry Rajoelina a des moyens énormes à la mesure de son ambition qui est de réaliser tous les rêves permettant aux jeunes Malgaches de suivre son exemple. Dans une interview, il avait même déclaré caresser la création d’une sorte de Dysneyland à Madagascar. Andry Rajaolina, un homme encore jeune qui possède l’âme d’un enfant à qui tout réussi à force de ténacité et de rigueur dans tout ce qu’il entreprend. Rien qu’à le voir, il inspire confiance. En parallèle avec Injet « le partenaire de votre image », place à Viva, « le feeling de toutes les générations » !
 
Bodo et Tovo J’Hay interviewés pour donner leurs impressions sur cette grande première dont ils ont aussi été les acteurs
 
 

Montage avec l’Ambassadeur de France Alain Le Roy, effectivement présent ce soir-là et Jacques Sylla, ancien Premier ministre

 

Chantal Dix-neuf

 
Tsilavina Ralaindimby, ancien ministre de la Culture et grand découvreur de talents mais aussi professionnel de l’audiovisuel
Razoarimihaja Solofonantenaina du parti Tim au pouvoir
 
Dossier préparé et mis en ligne par

Jeannot RAMAMBAZAFY

Mis à jour ( Mardi, 24 Novembre 2009 04:12 )  
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